Albert BRAUT
(1874 – 1912)

Albert BRAUT est né à Roye (Somme) le 6 octobre 1874 ; son père y était employé de commerce et sa mère couturière.

Albert Braut par Jules Flandrin (1904)

Albert Braut par Jules Flandrin (1904)

Rien n'est connu quant à sa jeunesse, et quant à l'émergence de son inclination pour la peinture. Les informations ne resurgissent en effet qu'à l'École des Beaux-Arts de Paris où il est l'un des élèves de Gustave Moreau. Le peintre grenoblois Jules Flandrin, en marge des quelques dessins qu'il a fait de lui, écrit des mots qui parlent d'une solide amitié. Tristan Klingsor, quand il évoque les routes empruntées par les élèves de Gustave Moreau après la mort de celui-ci en 1898, note qu'Albert Braut œuvrait dans l'esprit cézannien.

Albert Braut exposa tous les ans, sans faille de 1903 à 1911, au Salon d'Automne ; il aura la même fidélité pour le Cercle de l'Art Moderne havrais les quatre années de son activité (1906 à 1909) et La Libre Esthétique l'accueillera à Bruxelles en 1909. En 1906 et 1908, la Galerie Berthe Weil l'expose, tandis qu'en 1910 et 1911, c'est le tour de la Galerie Druet.

Ses thèmes de prédilection sont les scènes des parcs parisiens, ainsi que les jeunes-filles et les femmes (à la toilette, à la lecture, à la couture). On compte aussi quelques natures mortes. La critique évoque « la discrétion solide » de ses œuvres.

Albert Braut est mort bien prématurément le 8 février 1912 à Pau, durant donc l'épidémie de choléra (sans qu'il soit possible d'affirmer un lien). Le peintre Paul-Louis Baignières organisera pour lui une rétrospective de 84 œuvres en 1912 dans le cadre du Salon d'Automne, exposition donnant « une idée complète de son talent fait de soin, de sobriété et de grâce ». (Nouvelle revue française)

L'atelier d'Albert Braut (76 toiles, dessins et pastel) fut dispersé sans fanfare à Drouot les 28 et 29 avril 1939.

Sa vie reste très largement inconnue ; il est même difficile de situer la moindre œuvre représentant le parc Monceau (à quelques pas de la rue Salneuve où il demeurait) qu'il peignit tant et tant de fois. La moindre contribution, tant bibliographique qu'iconographique serait donc d'une aide fort précieuse.

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